Un vidéoprojecteur pour ma classe ?

A l’image d’une démocratisation prononcée des technologies de diffusion vidéo, l’école peut, elle aussi, vouloir sa part du gâteau. Aussi, quand vient l’heure de trouver du matériel adéquat, un enseignant peut très vite se perdre dans les méandres de la complexité des variantes qui lui sont proposées.

Tout comme il est complexe de s’offrir une nouvelle télévision (taille ? LED/LCD/cathodique (nostalgie…) ? Connectique ? ), il est complexe de choisir un vidéoprojecteur.

Définir ses besoins

La base de votre demande, c’est la définition de besoins clairs et précis. A qui est destiné ce projecteur ? Sera-t-il déplacé régulièrement ? Dans quel local sera-t-il utilisé ? Toutes ces différences sont autant de critères très importants à définir.

Il existe des projecteurs pour toutes les bourses, de toutes les tailles et avec de multiples profils. Pour comprendre en quoi ces besoins sont importants à définir, penchons-nous brièvement sur le volet technique de notre affaire.

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Rétro, pico, vidéo… Késako ? 

Avant même de nous emballer dans des explications, verbalisons notre affaire… Il faut en effet différencier vidéoprojecteur, rétroprojecteur et picoprojecteur.

Le vidéoprojecteur projette vers l’avant, le rétroprojecteur vers l’arrière et le pico c’est le projecteur au format poche.

On élimine d’emblée le pico, qui généralement ne développe pas énormément de puissance en lumens (= le degré de luminosité de votre image, plus cette valeur est élevée, plus votre projecteur sera utilisable en lumière du jour). Au niveau résolution, ces appareils sont souvent anecdotiques. Pour un usage privé, occasionnel, plongé dans le noir… Why not.

Restent les rétroprojecteurs et les vidéoprojecteurs. Clairement ici une question de place disponible, le rétro se place juste en dessous de la surface de projection (grâce à sa focale courte) alors qu’il faut un certain recul à votre vidéoprojecteur.

Les détails qui font tout 

Dans les entrailles de ces joyaux de technologie se trouvent deux grandes familles : le DLP et le LCD. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais je vous glisse une petite vidéo très instructive du site 01net à ce sujet. Ce qu’il faut retenir, c’est que le commun des mortels utilise surtout le LCD.

C’est la technologie la plus accessible, qui permet en plus de projeter en plein jour et qui est compatible avec tous les humains. (Pour la petite anecdote, le DLP consiste en une roue de couleurs qui tourne pour constituer l’image et un cinquième des utilisateurs remarquent la roue lorsqu’ils regardent l’image… Impossible pour eux donc de profiter de cette technologie).

Si le DLP est réputé plus fidèle dans sa restitution des couleurs, il est toutefois dédié aux amoureux de cinéma… Pour la classe, très peu pour lui…

Vous veillerez donc à trouver un projecteur LCD qui fournit une assez bonne qualité, puisque qui dit « pas cher » dit « petits défauts quand même ». Et oui, si vous essayez d’obtenir une image trop grande avec un projecteur LCD, vous verrez les pixels qui composent vos images. Au-delà de cet aspect, on regrette souvent son contraste et sa définition du noir…

Au niveau de la résolution à choisir, nous nous pencherons sur des critères « bureautiques » favorisant l’affichage de documents écrits.

Selon Darty, poète du XIXe siècle…

Professionnel / bureautique : la résolution dernière génération WXGA (1280×800) pour vos présentations professionnelles permet un affichage clair et lisible de vos contenus et présentations professionnelles. Il existe d’autres résolutions : XGA (1024×768), SVGA(800×600) et WVGA (854×480).

La technologie utilisée dans un tel appareil influe fortement sa durée de vie et son budget à l’utilisation. Mener un tel achat, c’est faire des choix et des concessions. Je n’irai pas par quatre chemins : la projection coûte toujours cher si on la veut de qualité optimale.

Or, et très franchement, le milieu de la formation/l’enseignement est très exigeant envers cette technologie. Il nous faut du matériel qui ne prend pas trop de place, ne fait pas trop de bruit, bénéficie d’un maximum de connectique, d’une bonne résolution et si possible pas trop cher à entretenir.

Et en classe, ces machines tournent beaucoup une fois installées. Autant dire que les quelques milliers d’heures qu’encaissent en théorie ces machines sont vites arrivées, et avec elles, une usure qui peut coûter cher.

Ne paniquez pas ! En 2016, ce milieu est plus accessible que jamais, avec notamment l’avènement du LED, qui dure plus longtemps, chauffe moins et offre une qualité surprenante.

Check-list : ce qu’il faut surveiller 

Petit topo de ce qu’il faut surveiller lors de votre chasse au vidéoprojecteur.

  • Je connais l’espace dont je dispose pour son installation : si j’ai une classe trop petite, j’investis dans un projecteur à courte focale… Si j’ai une grande classe, je peux regarder à un vidéoprojecteur « classique » ;
  • Je vérifie à avoir une bonne résolution d’image : 1280×800 ; 
  • J’inspecte la technologie embarquée dans mon appareil : LCD = plus puissant, MAIS moins durable, LED = moins puissant, MAIS durée de vie augmentée ;
  • J’étudie les options que je souhaite : HP intégrés, connectiques…

Bon à savoir…

Quelques petits trucs utiles à noter…

  • Un vidéoprojecteur fait du bruit : cette lampe, qui travaille pour vous, a chaud, et doit donc être refroidie par un système plus ou moins bruyant en fonction de la marque… Encore une fois, avantage théorique au LED qui chauffe moins…
  • Le son interne n’est pas en 5.1… Ne vous attendez pas à être bluffés, les HP internes sont souvent là comme argument de vente, mais rarement de qualité…
  • Certains projecteurs disposent de réglages précis de l’image et s’ajustent donc même lorsqu’ils sont mis en diagonale de la surface de projection. D’autres pas.

Cas pratique, mon expérience 

Pour agrémenter cet article d’un cas pratique, je vais utiliser mon expérience. Pour utiliser mon TBI portable, je me suis tourné vers une offre de projecteur low-cost. Avec un budget très serré, il est important d’éviter les pièges.

J’ai donc cherché un vidéoprojecteur, LED, entre 2500-3500 lumens. J’ai donc écumé l’océan des offres alléchantes sur Amazon… On y trouve de tout, tant et si bien que même le petit modèle à 70€ peut nous donner envie au début. Mais attention ! N’oubliez pas nos critères.

Dans mon cas, je me suis tourné vers la marque « Crenova » et son modèle XPE650 HD.

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A ce prix, la marque me propose un projecteur « HD », qui développe 3500 lumens, avec deux prises HDMI, une prise vga, des prises YUV et AV.

Je vais être très honnête : les marques de ce type ont une fâcheuse tendance à grossir les données pour des raisons marketing. Le produit répond quand même bien à mes attentes.

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En pleine lumière du jour, il fonctionne bien. On apprécie le réglage manuel de la mise au point, bien qu’on regrette un léger flou sur les bords de la projection. La petite télécommande fournie avec l’appareil est bien pratique, mais n’est utilisable qu’en direction de l’arrière de la bête : infrarouge, te revoilà.

La connectique est au top, elle offre une largesse d’utilisation incroyable.

J’en suis en général satisfait, et à ce prix, c’est un bon choix. Il est bon de noter malgré tout que c’est un achat personnel, et que je l’utilise donc surtout à la maison. Je ne peux vraiment pas affirmer avec certitude que cet appareil tiendrait le coup en utilisation intensive en classe.Je ne peux pas affirmer le contraire non plus.

Toujours est-il que certaines marques plus connues vous offriront des produits d’entrée de gamme pour une centaine d’euros en plus.

Sur mon petit achat, j’ai rencontré deux petits soucis :

  • La connectique audio femelle à l’intérieur s’est retrouvée mal mise au montage… Je vous avoue que je n’ai pas chipote plus que ça parce que le son interne est TOP (utilisation en classe pour regarder des vidéos, projection perso de films/documentaires à la maison, jeu sur console…) ;
  • A l’allumage, il est parfois capricieux : il m’affiche une image mal définie et je dois le redémarrer pour qu’il se réveille en douceur…

Ce qui m’amène à vous préciser ces difficultés, c’est le SAV de la marque. Via leur page Facebook, les gars sont très réactifs. Ils prennent en charge de façon personnalisée le problème et ne chipotent pas. On sent derrière la communication de la marque une volonté d’être un maximum sérieuse. C’est un point sur lequel je suis rassuré.

Le mot de la fin… 

J’espère que cet article vous permet d’appréhender au mieux le choix d’un projecteur. Ce qu’il faut retenir, à mon humble avis, c’est que le budget ne doit pas être votre critère principal. En utilisation pro, il ne faut pas hésiter à mettre de précieux euros dans l’affaire : c’est un investissement sur le long terme. Dans mon cas, malgré ma satisfaction avec mon projecteur, je serai heureux s’il fait un an ou deux. (Je vous tiens au courant, de toute façon !)

Il est important de veiller à avoir un produit qui bénéficie d’un bon soutien commercial, avec des pièces de rechange et un vrai service derrière.

En classe, le top du top c’est de fixer son projecteur au plafond. Mais pour X ou Y raisons, le choix d’un projecteur nomade peut être favorisé. Pensez tout de même à lui prévoir une petite place, faites des tests pour trouver un emplacement optimal.

Comme pour toute technologie, plus on teste, mieux c’est… N’hésitez pas à tester la bête chez vous, tranquillement. Voilà qui évite des stress inutiles quand une feuille de salade vient bloquer la roue du caddie.

L’écriture de cet article me tenait à cœur mais s’est avérée complexe : il s’agit autant de vulgariser que d’insister sur l’importance de tous les facteurs techniques. Aussi, n’hésitez pas à me signaler des manquements : je veillerai à les corriger pour répondre à vos attentes… La beauté du web, c’est qu’on peut construire ensemble des références plus solides.

Merci de votre passage sur #SydTICES (d’ailleurs, j’ai appris qu’au pluriel on écrivait TICE… Chuuutt… C’est un effet de style, sur ce blog… ).

 

Des liens pour peaufiner le sujet…

« Power! #69 » sur la vidéoprojection –  Très complet, avec un animateur qui connait bien son sujet… : – )

http://www.darty.com/darty-et-vous/high-tech/tv-home-cinema/cinema-la-maison/guide-d-achat-comment-choisir-un-videoprojecteur Le guide d’achat « Darty » pour choisir un vidéoprojecteur. Intéressant, car ils traitent le cas « bureautique », souvent ignoré par manque de popularité face à la projection type « home cinéma ».

https://www.amazon.fr/Vid%C3%A9oprojecteur-Projecteur-R%C3%A9solution-Affichage-supporte/dp/B01DIRA614/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1466620395&sr=8-1&keywords=crenova+xpe+650+HD Mon petit projecteur sur Amazon. Le fait que je le cite n’est pas une pub pour la marque, c’est un retour d’expérience. 😉

Des questions ? Des remarques ? N’hésitez pas à réagir via les commentaires et réseaux sociaux.

 

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La magie d’un dongle HDMI en classe

Qui a dit que le numérique en classe était dispendieux ? En général, le numérique ne peut se dissocier des tablettes et autres TBI. Pourtant, je l’affirme : il est possible pour un enseignant de mettre en place des outils TICES avec un budget limité et ses moyens personnels.

Une Apple TV moins chère… 

Un dongle HDMI, c’est une petite clé que l’on vient brancher derrière sa télévision (ou son projecteur vidéo…). Son rôle est de créer un lien entre notre ordinateur/tablette/smartphone et la télévision.

Chez Apple, le système existe sous le nom d’Apple TV, et ce n’est pas donné (179€ en 32Go). Depuis son Ipad ou son Mac, on peut donc envoyer son image en direct via Airplay, envoyer des vidéos, photos… (Possesseurs, indiquez si je me trompe, j’ai déjà vu l’appareil mais pas utilisé au quotidien.)

Mais il existe des alternatives, avec des fonctionnalités similaires. Je tiens cependant à noter un fait, par justesse : l’Apple TV propose d’installer des applications, possède un stockage, etc… Sur le chapitre utilisation multimédia à la maison, elle semble être plus complète. Ce qui compte pour nous, c’est cependant l’utilisation en classe, n’est-ce pas ?

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Ces alternatives elles nous viennent de Google ou de Sedeacast. Je travaille personnellement avec une Sedeacast achetée dans un electro-dépôt pour une trentaine d’euro.

A quoi ça sert ?

Mon dongle HDMI peut afficher des photographies, lire des films (avec fichiers sous-titres), naviguer sur internet et… faire de la recopie vidéo.

C’est la recopie vidéo qui est vraiment chouette en classe… Elle ouvre des portes à explorer. Reprenant le principe d’Airplay, elle nous permet d’afficher l’écran de notre périphérique sur la télévision/le projecteur.

Ainsi, vous pouvez par exemple utiliser la caméra pour montrer des choses à toutes la classe, comme un microscope. Concrètement, je m’en suis servi pour montrer nos papillons de plus près à tous les enfants. C’était très apprécié.

Autres pistes

  • à la lecture d’un album, afficher les images directement via recopie vidéo ;
  • lors d’une mise en commun d’un travail de groupe, afficher la synthèse d’un groupe en grand au tableau ;
  • avec une application de contrôle à distance d’un pc (team viewer, par exemple) utiliser Open-Sankoré sur un ordinateur distant (et donc disposer de fonctionnalités d’un tableau numérique, telles que les manipulations, directement depuis le banc de l’enfant avec la tablette (un outil à sa taille…) )

Il suffit donc d’avoir un projecteur (que votre école possède peut-être, ou que vous pourriez acheter en fonds propres (article sur le choix d’un projecteur à venir)) ou une télévision avec connectique HDMI : – ), un dongle HDMI, et un smartphone/tablette/ordinateur.

Fonctionnement 

Le dongle HDMI utilise votre réseau internet pour se lier à vos périphériques. Pas de panique, s’il n’y a pas de connexion, il se chargera d’en créer une.

Je l’utilise avec mes ordinateurs sous Windows et mon Lumia 640 (donc sous Windows Phone 8.1), mais mes proches s’en servent depuis leurs périphériques Android, et en stage je m’en suis servi avec les ipads. C’est compatible avec tout.

Voilà voilà, j’espère avoir lancé des pistes de réflexion sur une façon d’amener le numérique à budget limité en classe.

Mais où que ça s’achète ton truc ? 

Pour se procurer l’un de ces appareils, orientez vous vers votre magasin multimédia favoris. Au niveau des prix, une fourchette de 15 à 30€ est acceptable… Amazon en propose pas mal, en général, elles reposent sur les mêmes logiciels.

De mon côté je suis très satisfait de ma Seadeacast et de son logiciel EZCast, si vous souhaitez une piste. Je sais que les retours pour le produit  made in Google ne sont pas toujours aussi bons, sans l’avoir testé cependant.

Voilà ! Je ralentis largement la cadence de mes publications actuellement, je termine mes études dans l’espoir de pouvoir vous rejoindre bientôt de l’autre côté de la barrière.

En attendant, portez-vous bien, et n’oubliez pas que les alternatives sont partout.

Des questions ? Des remarques ? N’hésitez pas à réagir via les commentaires et réseaux sociaux.

Libres, nous ne le sommes pas.

Nous sommes des usagers consommateurs réguliers : des êtres pointilleux, à la recherche du produit parfait et des êtres réducteurs à la recherche des défauts du produit parfait que nous attendions.  Nous sommes des usagers aux besoins multiples autant qu’exponentiels que les firmes créent et résolvent dans des intervalles plus ou moins longs.

Non, je ne me suis pas perdu dans le nouveau paragraphe d’un roman… Je passe mon quotidien à me questionner, à réfuter, à me construire un avis et à me forger dans mes confrontations. Aujourd’hui, je mets sur le papier le fruit d’une réflexion longue et qui mûrit de jours en jours, d’expérience en expérience.

Nos attentes, nos besoins et nos possibilités. 

Je suis un enfant de l’informatique, né d’une génération hyperconnectée et un poil addict’. Loin d’être un super-consommateur sensible au marketing des grosses entreprises, je suis pourtant sujet à quelques failles : mon quotidien c’est réseaux sociaux, smartphone, pc…  Mon smartphone ?  Microsoft. Mon OS principal ? Windows 10. Ma suite bureautique ? Office 365, mon stockage en ligne ? OneDrive. Je m’arrête là, pas besoin d’aller plus loin.

Pourtant, et de façon schizophrénique, je suis aussi un amoureux du libre. Un admirateur des consciences éveillées, fervent défenseur des solutions que le libre nous propose.

Des marchandises.

Ma schizophrénie informatique découle des questions que je me pose… Quel message véhiculons-nous autour de nous ? Au premier degré, j’entends d’abord : quels supports marketing sommes-nous ?

Je suis certain qu’une fois qu’un produit vous plait, vous le vantez auprès de vos proches : amis, famille, collègues. C’est normal. Et vous laissez une empreinte, non négligeable, sur les achats de ceux-ci.

A mon niveau, celui de l’enfant de l’informatique que je décrivais tout à l’heure, cela me confère un droit de veto quasi total sur les achats informatiques de mes proches : de la télévision au téléphone portable, ma technophilie me confère des pouvoirs de super-vendeur.

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Illustration de l’article « Dégooglisons saison 2 » sur framasoft (lien disponible plus loin dans l’article)

Soit. Nous sommes sur un site à vocation pédagogique.

Et c’est bel et bien là que j’en viens. En animation, en classe, en formation, nous sommes aussi des vecteurs publicitaires. A partir du simple moment où nous posons smartphone et ordinateur sur le bureau, nous déployons nos affiches et nos banderoles. De la posture d’influence que nous pouvons avoir, nous sommes des publicités version longue. Les passionnés que nous sommes, avec la maîtrise des outils et le sourire enfantin à leur utilisation, vendent des conseils à la journée longue.

C’est vrai, réfléchissez-y un instant… Vous êtes enseignant (félicitations !), curieux des TICES. En classe vous avez donc potentiellement : un ordinateur, une tablette (à la pomme croquée ?), un vidéoprojecteur (et donc l’affichage de toutes vos applis favorites… Oui, même celles que vous n’ouvrez pas, au chaud sur le bureau) … Et ce n’est que la bande annonce de nos quotidiens technologiques.

Vos élèves verront donc fonctionner tous les jours (ou presque) ces appareils. Avec votre satisfaction et fierté. Lorsqu’ils devront faire une recherche internet, ils vous diront : « GOOGLE »… Lorsqu’ils devront utiliser un traitement texte, ils vous diront : « WORD ». Et ainsi de suite.

D’années en années ils s’enfermeront et seront enfermés dans des solutions propriétaires.

Avant, à cette ligne, je serrais le poing, je le levais en l’air et j’appelais à la lutte, mes camarades ! Aujourd’hui, mon point de vue est plus pondéré (et j’entends glousser jusqu’ici un de mes gourous addict de la pomme…) : les entreprises existent et proposent des produits aboutis répondant à des besoins et des usages. Il apparaît dès lors contre-productif de vouloir les rejeter à tout prix.

Ma suite de bureautique fonctionne bien, mon OS me donne satisfaction, mon navigateur internet (Chrome) aussi et mon smartphone me fait rêver un an après son achat à un super prix (vous avez vu, là, je vous vante les mérites de mes produits..Sans totalement le vouloir, c’est à la relecture que je réalise les superlatifs qui me viennent au bout des doigts.)

Le fond de cet article, c’est poser une problématique fondamentale et à développer : réfléchissons-nous suffisamment aux outils que nous déployons et à l’image que nous véhiculons ?

Alors, Syd, que veux-tu qu’on y fasse ? 

Ce que vous venez de lire, c’est un constat. Quelles pistes ouvre-t-il ? Le premier point, c’est que de notre statut d’utilisateur, il faut peut-être déculpabiliser : oui, nous développons des besoins et avons des envies urgentes d’y répondre.

Le second point c’est : la réponse doit nous amener vers une solution logique, confortable et adaptée. Une fois ce critère respecté, il semble sain pour l’esprit de ne pas se battre à vouloir trouver plus catholique que le pape.

Cependant, le troisième point c’est qu’il est toujours bon de se tenir au courant des alternatives offertes. Si je préconise la déculpabilisation, je vous implore aussi d’être des enseignants cohérents avec les valeurs que vous défendez. Vous ne voudriez pas être les publicitaires de Coca-Cola, si ? Et de McDonald ? Non ? Alors vous ne voudrez pas être les enseignants qui enfermeront les élèves dans une utilisation systématique de Google.

Dans ma classe de stage, j’utilise Qwant Junior. Les enfants, habitués de Google, ouvrent donc désormais automatiquement Qwant Junior. Un petit geste simple, mais qui a peut-être un impact à la maison, les déconnectant ainsi – un peu – de l’espion Google.

Lorsque je dois faire un mindmap, j’ai désormais switché à l’excellent Framamind, de la suite Framasoft. Ces mêmes héros de Framasoft qui travaillent d’ailleurs depuis deux ans à « Dégoogliser » internet : http://framablog.org/2015/10/05/degooglisons-saison-2-ils-ne-savaient-pas-que-cetait-impossible-alors-ils-lont-fait/ .

C’est à nous, utilisateurs et acteurs conscients des technologies, de savoir être pondérés, mais responsables. A nous d’identifier si un outil d’une grande marque nous est réellement indispensable. A nous de savoir si notre utilisation pourrait impacter l’utilisation d’autres utilisateurs (exemple : nos élèves, enfants, neveux, nièces, …) On en revient souvent à l’effet boule de neige : c’est avec des petites habitudes perpétrées d’un humain à l’autre que l’on développe des chaines aux maillons solides vers une utilisation plus responsable et contrôlée (par les utilisateurs… libérés.) de nos outils.

Les sociétés auront toujours pour but de se faire de l’argent : qui n’a jamais poursuivi de but ? Elles ne sont certainement pas toujours les méchants loups que l’on dépeint sur les sites de bonnes consciences. A nous de décider si nous désirons leur offrir une place de choix sur le marché scolaire (si juteux, si prolifique…)… A nous d’être conscientisés et messagers d’un esprit d’analyse malin et vif.

En résumé… 

  • C’est un fait : en 2016, nous avons des besoins technologiques ;
  • La réponse à ses besoins doit être adéquate et confortable pour l’utilisateur final – le travers dans lequel je tombe souvent, celui de l’idéologie, doit être pris en compte : l’outil fonctionne ? Gardez-le. Sauf si vous trouvez son alternative libre et aussi pratique ;
  • Soyez (soyons) curieux : tenez-vous au courant de ce que font les marques, tenez-vous au courant des avancées dans le monde du libre. N’ayez pas peur d’essayer, de lire, de demander à des passionnés de tester pour vous (c’est toujours un plaisir de chercher des solutions !) ;
  • Ayez un endroit où vous noter vos trouvailles. Ne serait-ce qu’un dossier de favoris internet où vous stocker les pépites libres qui ne vous sont pas utiles sur le moment; mais qui pourraient l’être. ;
  • Engagez-vous à ouvrir le champ des possibles pour tous : ne tombez pas dans le systématisme google. Lorsque je dis plus haut « l’outil fonctionne ? Gardez-le » implique aussi que l’outil peut être remplacé par mieux. Le tout c’est de remplir un maximum de critères : l’usage en premier, l’idéologie ensuite. ;
  • Souvenez-vous que vous formez des citoyens… futurs consommateurs. Lorsqu’un constat se pose, il est parfois usant de s’y opposer… Vous avez la chance de pouvoir construire des consommations plus intelligentes. Ce n’est pas donné à tout le monde d’être un super-héro.

J’ai surement oublié beaucoup de points parce que c’est un sujet qui me passionne et un débat qui m’anime, mais j’avais envie d’ouvrir la discussion… Sur ce, la parole est à vous…

 

 

Syd TICES #EP02 – De l’utilisation pédagogique de Twitter

Twitter et ses 140 caractères, tout le monde connait. Pourtant, malgré une base d’utilisateurs respectable, le réseau social marche toujours dans l’ombre de son grand concurrent Facebook.

L’intérêt de ce dernier est pourtant limité face à ce que l’oiseau bleu propose : du contenu riche, des personnes de références fascinantes, des échanges fructueux et raisonnés (autre que les échanges stériles de « tu me donnes »/ »Je reçois » sur les groupes Facebook d’instituteurs)…Facebook est désormais un espèce de marché désagréable, bruyant et nauséabond où tentent de se fréquenter tous les types d’enseignants.

Vient alors Twitter, où tout est à construire. C’est véritablement ce point qui apporte de la crainte aux nouveaux venus. Les concepts clés à maîtriser tant que l’utilité sont flous pour le tout venant… Dans cet épisode 2, 7 petites minutes pourraient vous convaincre d’au moins vous lancer, sans avoir peur.

Une fois la machine lancée, on se retrouve vite accro à nos fournisseurs de contenus, aux multiples projets issus d’une utilisation extrêmement intelligente de Twitter.

Quelques liens pour creuser le sujet :

http://despixelsdanslencrier.eklablog.com/twitter-c26778308 : des balises pédagogiques pour twittclasse

https://sicestpasmalheureux.com/2015/10/26/pas-a-pas-demarrer-sa-twittclasse/ Pas à pas : démarrer sa twittclasse

http://chouetteleniveaubaisse.tumblr.com/post/140568844677/balisesp%C3%A9dagogiques Répertoire de balises pédagogique sur Twitter, par Benoit W.

http://www.enseigneravecdesapps.com/2015/11/utiliser-twitter-en-classe.html Utiliser twitter en classe, le périple d’une enseignante

Je vous conseille aussi la conférence d’Yves Nadon à TEDx 2014… Fascinante.

Merci à @cestla56 et leur super instit’ @LatchoBXL pour l’autorisation de diffusion des captures d’écrans de quelques tweets (#autobilans & #semainedelafrancophonie)

Il manque un « r » à « J’arrive » dans la vidéo, faute de frappe… mes excuses.

Nom de domaine en vue !

Grande nouvelle, j’ai décidé de m’offrir un petit nom de domaine. L’accès à ce blog sera donc plus facile pour vous, ils vous suffira d’entrer http://sydtices.be dans votre navigateur.

Dans un premier temps, ça ne sera qu’une redirection, le temps que je commande l’intégration DNS avec wordpress.com. On rentre dans les détails, toutefois. L’information à retenir, c’est le nom de domaine.

Mon adresse mail de contact devient donc : contact@sydtices.be .

Voilà un premier pas pour développer l’image de Syd TICES.

A samedi pour une nouvelle vidéo sur l’utilisation pédagogique de Twitter…

 

Par des humains. Pour des humains.

L’équipe Twictée a tenu un premier Webinaire sur « Comprendre et se lancer dans la Twictée ».

Ce sujet fera surement l’objet d’un épisode Syd TICES car il est dur d’en faire le tour en quelques mots, mais on ressort plusieurs points de cette intervention google hangouts.

Il existe deux regards à adopter lorsqu’on s’intéresse au dispositif de la Twictée :

1 – Au niveau de l’enfant

C’est une amélioration de systèmes existants : l’objectif est de l’impliquer dans son écrit, de lui permettre un feedback personnel, de lui permettre de s’approprier des outils (#twoutils) et des règles grammaticales et orthographiques.

2 – Au niveau de l’enseignant

L’équipe du Webinaire présente la Twictée comme un dispositif d’apprentissage pour les enseignants avec un système de tutorat qui se met en place dans les groupes de Twictée. la collaboration mise en place, notamment dans la phase de négociation des notions à aborder dans la Twictée, permet de mettre en confiance l’enseignant petit à petit devant cet outil qu’est la Twictée.

Il est intéressant de noter ces deux visions car elles permettent d’appréhender d’une façon plus profonde le fondement du dispositif. La particularité de ce dispositif, appuyé sur les technologies à notre disposition, c’est bien de demander une implication à l’enseignant qui va au delà de l’utilisation directe puisqu’elle rentre dans le champ des convictions et de l’appartenance à une communauté : les twictonautes.  Ce que je veux amener par ce point, c’est qu’on a beau lire et relire le concept de la Twictée, son déroulement et ses objectifs, on ne peut pas la comprendre complètement si on ne s’intéresse pas à ceux qui la font et les motifs qui les entraînent. C’est sur ce point que l’initiative de ce Webinaire est à saluer puisqu’il offre un dialogue à ceux qui ne font pas encore partie de la communauté.

Sous une forme plus aboutie, ce format est à suivre, résolument…

Enfin, terminons par une note fondamentale en réflexion sur les TICES : « L’important est de mettre l’humain au coeur de nos outils et de le garder ». La Twictée ce n’est pas Twitter, la Twictée c’est le partage à travers une interface de communication en 140 caractères permettant d’aller à l’essentiel de son propos.

Syd TICES #BONUS – Utilisation du VMarker

Après le premier épisode, vous avez été nombreux à me demander des images du VMarker en utilisation. J’ai donc profité d’un de mes temps de midi pour capturer quelques images.

La vidéo est muette, mais cet article vous donnera plus d’informations…

1 – J’ai pu confirmer en l’utilisant dans une classe qu’il a réellement besoin que la lumière du jour soit masquée.
2 – Il faut placer le capteur suffisamment près du tableau, je pensais avoir une marge mais c’est quand même délicat.
3 – Open Sankoré est vraiment bien adapté à ce capteur, notamment parce que son interface possède des icônes assez larges.
4 – A vous qui détestiez le style « metro »‘ de Windows 8, vous allez vous plaire à l’utiliser en mode tactile, parce que DAMN c’est pratique !
5 – Le positionnement du capteur est plus crapuleux qu’il n’y parait pour les premiers essais, mais ça se règle facilement. On retiendra surtout qu’il faut songer à l’aménagement de votre local en fonction de cet outil. Pour ma part, je suis droitier, et le capteur à gauche, je dois donc me mettre à son opposé et ce n’est pas la position naturelle dans laquelle je me placerais d’instinct.
6 – J’ai vraiment mis de côté les activités d’écritures manuscrites car, comme je le craignais, le VMarker n’est pas hyper précis dans ce domaine, ça ne rend pas bien.
7 – Au niveau des enfants, certaines manipulations sont plus simples et intuitives que d’autres, cela pourrait faire le fruit d’un épisode sur le TBI en général.
Vidéoprojecteur utilisé : Crenova XPE650HD (3500 lumens – Disponible sur Amazon aux alentours des 200€) – Encore un peu pâlot en plein jour, mais parfait une fois la lumière tamisée.

Dans les thèmes d’épisodes à venir :
– De l’utilisation pédagogique de Twitter (Episode 2) [en cours de montage]
– Choisir son videoprojecteur
– Utiliser Open Sankoré
– Croquer la pomme en classe – les tablettes et dongle HDMI

Des idées ? Des envies ? N’hésitez pas !

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Syd TICES #EP01 – VMarker

Puisqu’il faut bien commencer par quelque part, j’ai décidé de présenter un produit qui est arrivé chez moi récemment.

Dans le cadre de mes stages, j’ai eu besoin d’un TBI mobile. Après de nombreux mails envoyés à gauche et à droite, c’est une société belge, VMarker, qui m’a répondu. Il se trouve que nous partageons des visions du monde de la technologie et qu’ils ont très vite accepté de m’envoyer du matériel. En échange, j’ai traduit le manuel d’utilisation vers le français, et j’ai décidé de faire passer le mot.

L’épisode présente le VMarker dans plusieurs aspects mais n’est pas un « placement produit ». Derrière VMarker se cache deux personnes : Ludwig Theunis et son fils Robin. Ce n’est pas une multinationale, et de ce que j’en sais, les deux travaillent encore en dehors de leur produit.

La technologie derrière le VMarker n’est pas une révolution non plus, le principe de base étant un DIY avec une Wiimote.

Ce projet d’émission Youtube me trotte dans la tête depuis une bonne année, j’ai décidé de me lancer avec un format de vidéo très simplifié. Il y a plusieurs bugs dus à l’enregistrement, le premier depuis PowerPoint avant retouches sous Sony Vegas. A l’avenir je travaillerai d’une autre façon.

J’espère que la vidéo vous plaira, n’hésitez pas à formuler des feedbacks et à partager/aimer.

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A très vite,